Étalement urbain et changements climatiques

État des lieux & propositions

mercredi 10 avril 2013, par Sébastien Torro-Tokodi

Entre ville et campagne, la maison individuelle, fortement plébiscitée, concilie plusieurs des principales attentes sociales contemporaines : l’accès à la propriété, l’intimité, la proximité temporelle aux services comme à la nature, l’espace vital et la mobilité.

Pourtant ce développement périurbain majoritairement non maîtrisé, qualifié « d’étalement urbain », induit une faible densité démographique dont les corollaires principaux sont une forte consommation d’espaces naturels ou agricoles, la multiplication des déplacements pendulaires et une lourde infrastructure de voies et de réseaux.

Les conséquences de ce phénomène en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES), de vulnérabilisation des territoires face aux impacts des changements climatiques ou de ségrégation sociale, ne sont pas soutenables.

Ce constat est partagé depuis plusieurs dizaines d’années, et la lutte contre l’étalement urbain compte ainsi, depuis le vote de la loi Grenelle 1, comme objectif du droit de l’urba- nisme. Plusieurs initiatives intéressantes ont été lancées (appels à projets Écoquartier, démarche ÉcoCité, etc.), mais leur portée risque d’être limitée en l’absence d’une politique nationale cohérente.

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